31 mars 2009
Tendresse en conserve
De temps en temps, je vais fouiner, m'égarer ou vagabonder (selon l'humeur du moment) dans ma "boîte à trésors". J'imagine que nous sommes nombreux à en posséder une. La mienne, je la trouve rigolote et rustique : c'est une boîte à chaussures. Je pourrais bien la décorer avec un joli papier de tapisserie par exemple, mais non, je l'aime bien la boîte à botillons fourrés de ma Mémé !
Je soulève le couvercle abîmé et des pans de vie ressurgissent, tout tendres. J'éprouve un bonheur intense. Voici des faire-part en tout genre, des programmes de kermesses de mes petits, des cadeaux de fête des mères confectionnés par des petites mains potelées, ah tiens voilà le déroulement d'un festival folklorique, là ce sont des coupures de journaux jaunies, des menus de réveillons, des mots doux ou dessins de mes nièces. Je ris devant quelques photos ratées ne pouvant trouver place dans les albums et m'émotionne en relisant des phrases-souvenir et chansons composées par mon coeur de Maman à l'occasion des vingt ans de mes chérubins et du mariage de ma fille.
Que de bons souvenirs là-dedans... les mauvais n'y sont pas consignés, j'ai laissé au temps le soin de les diluer, de les éroder, jusqu'à ce qu'ils ne soient plus en mesure d'entraver ma vie.
Parmi tous mes trésors, j'ai retrouvé quelques phrases de Christiane Singer, lues lors d'un mariage :
"Entre le désir profond de se lier, de s'engager corps et âme et le désir tout aussi profond de protéger sa liberté à tout lien, quel tohu-bohu ! Or, pour vivre ces exigences contradictoires et d'égale dignité sans être écartelé, il n'y a aucun secours à attendre ni de la philosophie ni de la morale, ni d'aucun savoir constitué. Il est probable que les seuls modèles adaptés pour nous permettre d'avancer sont la haute-voltige et l'art du funambule. Un mariage ne se contracte pas, il se danse. A vos risques et périls".
Et moi qui aime tant danser !
23 mars 2009
Lendemain de randonnée
Le soleil vient de percer, j'écris quelques mots ici et vite je m'en vais profiter du printemps. Ce matin, au réveil, grisaille et ciel bas, je suis partie au marché, emmitouflée. Je n'avais rien à faire au marché, d'ailleurs je ne l'ai même pas vu, le marché ! Le regard ailleurs et le sourire aux lèvres, j'ai déambulé, le coeur posé sur un petit nuage tout rose, tout doux, tout chaud. J'ai rencontré quelques personnes, l'une démoralisée par la météo et par ses problèmes personnels, l'autre en déprime chronique. Rien ni personne n'a réussi à faire chavirer ni tanguer mon bel optimisme, je crois même avoir offert quelques instants de bonheur aux personnes qui ont remarqué ma mine embellie par le soleil d'un dimanche en montagne. J'ai pourtant quelques courbatures et les gambettes un peu fatiguées, mais mon week-end fut si beau, si intense !
La Croix du Nivolet
17 mars 2009
La petite chèvre et le chien
En cet après-midi printanier, m'en allant promener, j'ai rencontré une jolie petite chèvre, toute de blanc vêtue. La barbiche semble joliment peignée, on dirait que le barbier est passé par là. Que nenni, une chèvre ne se soucie pas de son look ! Pour l'heure et sans savoir que l'on peut perdre du temps à se pomponner, ma petite chèvre savoure sa liberté, elle gambade puis s'arrête et broute l'herbe tendre, repart, légère et sautillante, s'arrête de nouveau et me regarde de son petit oeil rond et malicieux. Ah qu'elle est donc belle la petite chèvre dans son pré au pied de la montagne ! Je tente quelques photos, elle me regarde et se sauve, comme apeurée et comme pour me dire que je n'ai pas à me mêler de sa vie, elle est si libre dans ce grand pré vert ! Je passe mon chemin, elle a raison, je la laisse vivre sa vie de petite chèvre... Un peu plus loin, je suis accueillie par le loup ! Mais non voyons, en vérité ce n'est pas un loup, c'est un gros chien, un Husky je crois. Il aboie férocement sur mon passage et me fixe de ses yeux clairs pas doux du tout ! Ouf il est derrière un grillage, mais je frissonne quand même en le photographiant. Je me dis que s'il pouvait s'échapper, qu'adviendrait-il de la petite chèvre ? Au fond, peut-être que tout se passerait bien. Ce chien semble agressif parce qu'il est prisonnier sans doute... Il me plaît d'imaginer que la petite chèvre et le gros chien gambaderaient ensemble et se rouleraient dans l'herbe en se faisant des câlinous ! Oui, j'aime décidément bien cette version, la chèvre de Monsieur Seguin m'a tellement rendue triste lorsque j'étais enfant !
09 mars 2009
Au mois d'août en Alsace
En attendant le ciel bleu d'aujourd'hui, voici celui d'hier. J'aime photographier les enseignes. En Alsace, il y en a énormément... ou bien serait-ce que je fréquente très souvent l'Alsace ? Les deux !
Pas toujours très faciles à photographier : lumière trop ceci ou pas assez cela, fils électriques sillonnant le ciel, mais finalement moins compliquées à saisir que les cigognes.
Pour les fleurs, le printemps... il faut attendre encore un peu.






