Alinette

"Je n'ai jamais rencontré d'homme si ignorant qu'il n'eût quelque chose à m'apprendre" - Galilée -

24 mai 2009

Sérénité

Devant ce champ de coquelicots, il y avait de quoi...

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La beauté tout près de chez moi

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Le tulipier s'épanouit

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19 mai 2009

L'affinage du Reblochon

En Guyane, tous les produits arrivant de métropole sont chers, très chers. Les laitages notamment. Yaourtière recommandée quand on prépare ses bagages pour séjourner dans ce coin français au fin fond de la forêt équatoriale. Fabriquer un camembert, c'est autre chose, autant oublier le bon coulant normand et en rêver, juste en rêver.

Rebecca, la cousine de mes petits fils est une fillette attentive et délicate, soucieuse du bonheur des autres.  Un jour, elle émit le souhait d'envoyer un Reblochon à ses cousins. Un bon Reblochon de notre belle Savoie, quel régal ! On y ajouterait quelques jouets, des petites voitures, juste pour caler le fromage dans son carton.

Les jours et les semaines passèrent... point de Reblochon n'arriva. Mon gendre, fréquemment, interrogea le bureau du courrier.... non pas de colis pour vous, désolé...

Les jours, les semaines et les mois s'écoulèrent... mon gendre qui ne manque pas d'humour, passa et repassa au bureau du courrier : "S'il arrive un colis qui pue, c'est pour moi" !

Et le colis qui pue arriva... au bout de trois mois ! Ah ça pour puer, il puait !  Les petites voitures furent récupérées au milieu d'un amas dégoulinant  et difforme,  puis lavées, brossées, rincées, séchées, quant au Reblochon il fut jeté dans la forêt pour nourrir quelque bestiole en manque de Savoie (comment ça, impossible ? Ah bon...)

Il faut trois semaines au bateau pour rallier la métropole à la Guyane...  non pas trois mois ! Il a dû faire le tour du monde ou bien est-il resté en rade dans le port de Cayenne, il fait si chaud pour travailler !

Ah je ne vous ai pas encore dit, mes enfants rentrent de Guyane le deux juillet, il fera un peu chaud pour faire une tartiflette, non ?

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13 mai 2009

La grande évasion

Mesdames et Messieurs, j'ai l'honneur et l'avantage de vous annoncer que j'ai retrouvé l'usage de mes deux jambes. Je vous demande pardon, mais je m'éclipse un moment !

Quarante cinq jours d'enfermement ! En quarantaine la Pralinette ! Folle ou contagieuse ? Les deux mon capitaine. Alors je m'évade, je m'en vais faire enfin connaissance avec ce printemps tout nouveau tout beau. Oh il y eut quelques petites escapades, mon chauffeur préféré-attitré-de bonne volonté-dont je ne saurais me passer-pour l'éternité... m'a galamment conduit dans des endroits de rêve, j'ai cité ma belle Chartreuse adorée. Elle me fit de l'oeil, je lui répondis par un sourire et lui montrai ma botte, non pas de sept lieues, dommage ! Patience paysages bien-aimés, je viendrai bientôt fouler vos sentiers fleuris, respirer toutes les fragrances dont la nature vous a comblés, admirer, contempler, flâner, rendre grâce à je ne sais qui, mais je sais de quoi.

Je ne suis pas encore prête à danser le rigaudon mais j'ai le coeur comme une boîte à musique.

sacados

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06 mai 2009

Souvenirs scolaires

Beaucoup de blancs (ou de trous noirs ?), de points d'interrogation, de pages qui ne s'écriront pas... triste constat à propos d'une enfance qui me semble si lointaine et irréelle... J'ai aussi de très mauvais souvenirs que j'aurais bien aimé voir passer à la trappe, mais peut-être notre mémoire sélective a-t-elle ses limites. J'ai heureusement quelques bons souvenirs, échappatoires à un  quotidien sans soleil.

Dernièrement, en visite chez mes parents, je suis allée faire un tour du côté de mon école primaire. Les lieux n'ont pas beaucoup changé. Je suis restée longtemps devant ces bâtiments et lentement, quittant mon présent, je me suis retrouvée dans cette classe, assise à mon pupitre noir dont j'ai soulevé le battant pour retrouver mes cahiers et mes souvenirs... cahier du jour,  soigneusement recouvert d'un protège cahier plastifié dont j'aime l'odeur. Ecriture ronde et appliquée avec pleins et déliés, la date joliment soulignée, des frises, de la dictée et du calcul, des gros B et TB en français notamment, parce qu'en mathématiques c'est plutôt... pas bien pas bien ! Cahier de brouillon, papier au grain légèrement rugueux sur lequel crisse ma plume. Ecriture soignée au début, fantaisiste au fil des jours et carrément souillonne à la fin de l'année. Au dos de ce cahier s'étalent les chères tables d'addition, soustraction, multiplication et division que je rabache d'une voix monocorde.

Alors que j'entre au cours moyen, un jeune couple d'instituteurs fraîchement sorti de l'Ecole Normale, prend son premier poste et s'installe au village. Leurs salles de classe sont mitoyennes, mieux encore elles communiquent par une porte vitrée. Je suis dans la classe de la jeune femme amoureuse, souvent son regard s'évade vers le fond de la classe. Alors parfois ses yeux brillent comme si elle pleurait, ses joues rosissent tandis que ses lèvres ébauchent un sourire tendre à peine contenu. Vingt paires d'yeux se retournent pour entrevoir le visage du bel instituteur venu quémander un regard de sa bien-aimée. Et nous, les pipelettes, on chuchote en  étouffant nos rires derrière nos mains.

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A gauche, les deux fenêtres de ma classe. A droite celles de la classe des grands. Au milieu la porte d'entrée devant laquelle nous nous rangions deux par deux, en silence. Ci-dessous le préau où nous nous entassions les jours de pluie.

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01 mai 2009

La maison de mes rêves

Elle vient d'être vendue... Cela fait des mois que je la reluque, je l'ai visitée plusieurs fois, jamais lasse d'admirer la constante beauté du grand jardin : jonquilles annonciatrices d'un printemps attendu, lilas odorants, magnolia et bougainvillier majestueux, fleurs d'été, fleurs d'automne, fleurs en toute saison, fleurs à profusion. Je suis passée devant cette maison des dizaines de fois, j'ai imaginé mille situations, rêvé des jours et des nuits à de grands silences devant le panorama époustouflant de la Chartreuse version intégrale, j'ai entendu le mouvement régulier de la balançoire où joueraient mes petits enfants dont les rires s'égrèneraient dans le calme d'un soir d'été, j'ai cueilli de juteuses framboises au parfum délicat et des cerises gorgées de soleil pour en faire des confitures Bonne Maman qui garniraient les crêpes de mes bien-aimés,  j'ai sarclé les allées du potager, fermé les yeux et savouré l'arôme du thym et du laurier, du persil et de la ciboulette. J'ai préparé de bons repas de légumes frais que nous dégusterions en famille ou entre amis sous le grand sapin bleu. J'ai senti l'odeur enivrante de l'herbe fraîchement tondue. J'ai vécu là, nos doigts enlacés et nos regards émerveillés posés sur les sommets que le couchant embraserait. C'était un beau rêve. La situation du moment fait que je n'ai rien entrepris pour y accéder. Mais sans doute certains rêves doivent-ils rester à l'état de rêves... Tout restera intact dans ma tête et dans mon coeur. C'est peut-être mieux ainsi. D'autres opportunités s'offriront.

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Posté par Stualine à 10:35 - Commentaires [33] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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