18 octobre 2009
F I N

Il faisait beau... c'était hier.
Je suis venue vous dire... que je m'en vais...
J'ai
le coeur lourd, j'aimais bien être ici, c'est douillet et
chaleureux, le décor est joli... Et pourtant je déménage, ne me
demandez pas pourquoi, je ne puis faire autrement...
J'embarque pour de nouveaux rivages, je ne sais ni où ni quand sera mon nouveau port... en tout cas j'irai là où je me sentirai libre et hors d'atteinte... peut-être.
A bientôt, ailleurs... peut-être.
Le lac du Bourget et la Dent du Chat

15 octobre 2009
Bonjour Automne
La première gelée a saupoudré les feuillages jaunissants qu'un vent frisquet fit tourbillonner puis tomber au sol en silence, tels de petits planeurs en détresse. Derrière ma fenêtre fermée, tout près de ma lampe et devant mon clavier, je suis bien, le vent peut hurler, il me chante l'automne.

04 octobre 2009
En ce superbe 3 octobre
L'année
dernière, à cette époque, la neige avait recouvert les sommets,
juste après notre balade de fin septembre.
Tous les jours de la semaine dernière, depuis ma fenêtre j'ai guetté le ciel. Pas le moindre petit nuage pour m'inquiéter, il a fait beau, merveilleusement beau et doux, c'est donc avec joie que nous avons pu faire notre dernière randonnée en Chartreuse.

A
quelque distance de son troupeau de moutons, le chien de berger
qu'une épaisse fourrure blanche protège du vent des sommets, nous
accueille, impassible et calme. Je lui ai bien demandé s'il
s'appelle Croket, sa seule réponse est de reluquer mon sandwich.

Quelle
vue imprenable, mes yeux écarquillés ne sont pas assez grands pour
remplir ma mémoire de ces paysages grandioses. Mais
c'est qu'il faut le gagner ce beau cadeau de la Nature !

Partis
du col du Cucheron, la montée est longue et délicate ; mille mètres
de dénivelé positif, dans le lit pierreux d'un torrent pour
commencer, un passage épuisant car sans grand intérêt, mais il
nous permet d'atteindre le sommet. Le circuit se poursuit en forêt,
agréable. Les difficultés surgissent lorsque nous nous retrouvons
au pied de la paroi qu'il faut escalader en se tenant soit aux
rochers soit à la main courante installée aux endroits les plus
critiques. Sortis de ces rochers, nous touchons presque au but mais
il nous faut encore monter une pente très raide car droite, pour
accéder au sommet. Si cette dernière pente pouvait s'effectuer en
lacets, cela soulagerait bien nos mollets déjà éprouvés.

Ah mince, il y a une photo que j'ai oublié de faire... j'avais acheté une tablette de chocolat à la Chartreuse ! Je me régalais d'avance... "carrés fourrés à la liqueur" que c'était écrit sur l'emballage... Eh bien, ma gourmandise fut bien punie, les carreaux étaient percés et de liquide vert pas la moindre goutte, juste un vague goût qui nous donna la nausée plutôt que de nous régaler. Chartreuse je t'aime... hauts sommets, s'entend !