18 octobre 2009
F I N

Il faisait beau... c'était hier.
Je suis venue vous dire... que je m'en vais...
J'ai
le coeur lourd, j'aimais bien être ici, c'est douillet et
chaleureux, le décor est joli... Et pourtant je déménage, ne me
demandez pas pourquoi, je ne puis faire autrement...
J'embarque pour de nouveaux rivages, je ne sais ni où ni quand sera mon nouveau port... en tout cas j'irai là où je me sentirai libre et hors d'atteinte... peut-être.
A bientôt, ailleurs... peut-être.
Le lac du Bourget et la Dent du Chat

15 octobre 2009
Bonjour Automne
La première gelée a saupoudré les feuillages jaunissants qu'un vent frisquet fit tourbillonner puis tomber au sol en silence, tels de petits planeurs en détresse. Derrière ma fenêtre fermée, tout près de ma lampe et devant mon clavier, je suis bien, le vent peut hurler, il me chante l'automne.

13 août 2009
Flash
Oui, je suis toujours très occupée,
Oui, je suis partie,
Oui, je suis revenue,
Oui, je vais repartir,
Oui, les cakes ont été dégustés,
Oui, fiston s'est marié,
Non, je ne peux publier de photos de cette heureuse journée.
Ah si, le bouquet !

Juste
vous dire que ce furent des moments d'intense émotion : fiston beau
comme un Italien, son épouse pareille à une princesse des mille et
une nuits, toute en finesse et féminité ; et leur charmante et souriante E, la plus
belle parmi les plus belles des petites filles ! Evidemment ! (s'exclame la mamie, toute fière !). La veille du
grand jour et le matin-même, toute la pluie du ciel s'est abattue
sur la région... et miracle, à treize heures, le soleil s'invitait
!
Les vacances c'est ceci
En Chartreuse : La Pinéa vue depuis le sommet du Charmant Som

Puis cela
Les Vosges vues depuis le sommet du Rainkopf

Et encore ceci
Les sommets de Chartreuse vus de l'Avant-Pays Savoyard

Et puis encore cela
Le cirse laineux - Charmant Som

Et voilà... le couchant qui flamboie et embrase la ligne bleue des Vosges

09 juillet 2009
Parfum d'été
Pour ne pas être prise au dépourvu
Quand la bise sera venue !
La macération des abricots
La cuisson
La mise en pots
Maintenant je peux aller crapahuter sur les sentiers !
Je vous souhaite un bel été, bonnes vacances à ceux qui en prennent, bon courage à ceux qui travaillent. Je pense particulièrement à ceux qui sont immobilisés... je leur envoie mille fleurs et senteurs champêtres.
30 juin 2009
J-3 !
L'excitation, la gaieté, la bonne humeur sont à leur comble, jeudi ILS seront là, à portée de bisous et de câlins... ma fille, mon gendre et leurs deux enfants.
Il ne manquera personne pour les accueillir à leur retour de Guyane. La famille se regroupe et s'agite, on se téléphone, on s'envoie des mails, l'une prépare une plaque de pizza, l'autre apporte à boire, on organise et on cogite, on est heureux ! Un peu à l'italienne, avec du bruit et des larmes mais c'est si bon !

L'arbre du voyageur... de la voyageuse que je fus en octobre 2008.

Il a pris son temps, se laissant photographier et nous regardant avec ses yeux doux et son air gentil.

Balade sur le Maroni. Grâce à un zoom maximum, je vous offre, au loin, les côtes du Surinam.

Allez, on tourne la page, adieu mystérieuse Guyane, ce fut un beau séjour malgré quelques galères pas piquées des vers !
MERCI, mes enfants, de m'avoir permis de découvrir cette contrée française si lointaine, je n'oublierai pas de sitôt les fleurs rares et les fruits exquis, l'insaisissable papillon morpho, les bruits de forêt dans la nuit, les branches qui craquent sous le poids des animaux qui chahutent ou se bagarrent et se poursuivent alors que l'on tente de dormir, l'oiseau qui, dès le lever du jour, lance son cri répétitif et monotone, le petit boa émeraude écrasé sur la route, le serpent liane qui fit hurler de terreur ma fille quand elle le vit descendre le long des cordes de son hamac. Ou encore le paresseux traversant la route et nous fixant d'un air confiant et gentil... Et tant et tant de détails qui s'abritent dans mon coeur et me font sourire et m'émouvoir.
04 juin 2009
Petit nid d'amour
Il n'y a pas si longtemps, jai appris que les oiseaux ne bâtissent pas leur nid pour dormir, mais seulement pour nicher. Couver, puis protéger leurs petits et leur apporter la becquée avant qu'à leur tour ils ne prennent leur envol.
Oh zut comme je suis déçue ! Elle me plaisait bien l'idée selon laquelle une oiselle et son gentil fiancé Loizeau se blottissaient l'un contre l'autre, pour se tenir chaud, pour se faire des mamours et des confidences, des becots à n'en plus finir et rester ainsi, longuement et tendrement, les yeux dans les yeux. A écouter le souffle du vent dans les branches et admirer la lune éclairant leur amour. Tiens, j'avais même rencontré un joli nid naturel, dans le creux d'un vieux tronc d'arbre, et je m'étais dit qu'ils avaient joliment décoré leur entrée d'un petit feuillage péniblement amené là depuis une haie voisine. Mais pourquoi faut-il toujours que se brisent mes rêves de petite fille ?
Je pars quelques jours, voir ma Maman. Je vous souhaite un bon week-end.

06 mai 2009
Souvenirs scolaires
Beaucoup de blancs (ou de trous noirs ?), de points d'interrogation, de pages qui ne s'écriront pas... triste constat à propos d'une enfance qui me semble si lointaine et irréelle... J'ai aussi de très mauvais souvenirs que j'aurais bien aimé voir passer à la trappe, mais peut-être notre mémoire sélective a-t-elle ses limites. J'ai heureusement quelques bons souvenirs, échappatoires à un quotidien sans soleil.
Dernièrement, en visite chez mes parents, je suis allée faire un tour du côté de mon école primaire. Les lieux n'ont pas beaucoup changé. Je suis restée longtemps devant ces bâtiments et lentement, quittant mon présent, je me suis retrouvée dans cette classe, assise à mon pupitre noir dont j'ai soulevé le battant pour retrouver mes cahiers et mes souvenirs... cahier du jour, soigneusement recouvert d'un protège cahier plastifié dont j'aime l'odeur. Ecriture ronde et appliquée avec pleins et déliés, la date joliment soulignée, des frises, de la dictée et du calcul, des gros B et TB en français notamment, parce qu'en mathématiques c'est plutôt... pas bien pas bien ! Cahier de brouillon, papier au grain légèrement rugueux sur lequel crisse ma plume. Ecriture soignée au début, fantaisiste au fil des jours et carrément souillonne à la fin de l'année. Au dos de ce cahier s'étalent les chères tables d'addition, soustraction, multiplication et division que je rabache d'une voix monocorde.
Alors que j'entre au cours moyen, un jeune couple d'instituteurs fraîchement sorti de l'Ecole Normale, prend son premier poste et s'installe au village. Leurs salles de classe sont mitoyennes, mieux encore elles communiquent par une porte vitrée. Je suis dans la classe de la jeune femme amoureuse, souvent son regard s'évade vers le fond de la classe. Alors parfois ses yeux brillent comme si elle pleurait, ses joues rosissent tandis que ses lèvres ébauchent un sourire tendre à peine contenu. Vingt paires d'yeux se retournent pour entrevoir le visage du bel instituteur venu quémander un regard de sa bien-aimée. Et nous, les pipelettes, on chuchote en étouffant nos rires derrière nos mains.

A gauche, les deux fenêtres de ma classe. A droite celles de la classe des grands. Au milieu la porte d'entrée devant laquelle nous nous rangions deux par deux, en silence. Ci-dessous le préau où nous nous entassions les jours de pluie.

26 avril 2009
Contempler le printemps, vouloir et ne pouvoir bouger
Quittant ma retraite forcée pour me rendre à la radio de contrôle de ma cheville fracturée, j'avais l'air d'une enfant découvrant l'univers qui l'entoure. L'éclat neuf et la beauté pure du premier matin du monde. Je n'étais pas bavarde dans la voiture de mon voisin, juste des ah et des oh d'émerveillement, à n'en plus finir. Mon chauffeur me regardait en coin, mi amusé mi inquiet. Il ne pouvait pas comprendre... Pensez donc, trois semaines sans sortir de chez moi ! Bien sûr, de ma fenêtre, j'ai vu le printemps éclater de toutes parts, jour après jour j'ai observé le cerisier se couvrir de fleurs blanches qui se dispersèrent en milliers d'étoiles blanches un jour où Eole se manifesta, pour mon plus grand bonheur tant j'aime le vent. Puis j'ai vu apparaître les feuilles et enfin toutes les cerises à venir... minuscules billes vertes bien décidées à mûrir par un beau jour de juin à condition qu'il ne gèle pas, les saints de glace n'ont pas dit leur dernier mot ! Sur le trajet du centre hospitalier, j'ai ouvert grand mes yeux. Je trouvais tout beau, absolument tout ! Les gros nuages blancs dans le ciel bleu, le jaune vif des forthysias, la glycine odorante, les tulipes et les iris multicolores et partout cette merveilleuse et abondante verdure... il me semblait redécouvrir tout cela, j'ai suffoqué devant tant de beauté, j'ai senti l'émotion me submerger, alors j'ai eu envie de pleurer de bonheur. A l'hôpital on m'a prescrit de l'immobilité encore... encore trente jours ! J'étais un peu triste et il m'arrive de traverser des moments de désespoir mais je me ressaisis en pensant à ceux qui ne voient jamais le jour si ce n'est derrière des barreaux, derrière une fenêtre, depuis un lit. Et puis en rentrant, la douceur était au rendez-vous... un dessert fruité amoureusement préparé et les premiers muguets délicatement parfumés.


31 mars 2009
Tendresse en conserve
De temps en temps, je vais fouiner, m'égarer ou vagabonder (selon l'humeur du moment) dans ma "boîte à trésors". J'imagine que nous sommes nombreux à en posséder une. La mienne, je la trouve rigolote et rustique : c'est une boîte à chaussures. Je pourrais bien la décorer avec un joli papier de tapisserie par exemple, mais non, je l'aime bien la boîte à botillons fourrés de ma Mémé !
Je soulève le couvercle abîmé et des pans de vie ressurgissent, tout tendres. J'éprouve un bonheur intense. Voici des faire-part en tout genre, des programmes de kermesses de mes petits, des cadeaux de fête des mères confectionnés par des petites mains potelées, ah tiens voilà le déroulement d'un festival folklorique, là ce sont des coupures de journaux jaunies, des menus de réveillons, des mots doux ou dessins de mes nièces. Je ris devant quelques photos ratées ne pouvant trouver place dans les albums et m'émotionne en relisant des phrases-souvenir et chansons composées par mon coeur de Maman à l'occasion des vingt ans de mes chérubins et du mariage de ma fille.
Que de bons souvenirs là-dedans... les mauvais n'y sont pas consignés, j'ai laissé au temps le soin de les diluer, de les éroder, jusqu'à ce qu'ils ne soient plus en mesure d'entraver ma vie.
Parmi tous mes trésors, j'ai retrouvé quelques phrases de Christiane Singer, lues lors d'un mariage :
"Entre le désir profond de se lier, de s'engager corps et âme et le désir tout aussi profond de protéger sa liberté à tout lien, quel tohu-bohu ! Or, pour vivre ces exigences contradictoires et d'égale dignité sans être écartelé, il n'y a aucun secours à attendre ni de la philosophie ni de la morale, ni d'aucun savoir constitué. Il est probable que les seuls modèles adaptés pour nous permettre d'avancer sont la haute-voltige et l'art du funambule. Un mariage ne se contracte pas, il se danse. A vos risques et périls".
Et moi qui aime tant danser !
23 mars 2009
Lendemain de randonnée
Le soleil vient de percer, j'écris quelques mots ici et vite je m'en vais profiter du printemps. Ce matin, au réveil, grisaille et ciel bas, je suis partie au marché, emmitouflée. Je n'avais rien à faire au marché, d'ailleurs je ne l'ai même pas vu, le marché ! Le regard ailleurs et le sourire aux lèvres, j'ai déambulé, le coeur posé sur un petit nuage tout rose, tout doux, tout chaud. J'ai rencontré quelques personnes, l'une démoralisée par la météo et par ses problèmes personnels, l'autre en déprime chronique. Rien ni personne n'a réussi à faire chavirer ni tanguer mon bel optimisme, je crois même avoir offert quelques instants de bonheur aux personnes qui ont remarqué ma mine embellie par le soleil d'un dimanche en montagne. J'ai pourtant quelques courbatures et les gambettes un peu fatiguées, mais mon week-end fut si beau, si intense !
La Croix du Nivolet

